Image default
A la une Bouger les lignes Dans les grandes lignes

Où déposer son sapin après les fêtes à Paris ?

Jusqu’au 26 janvier, la mairie de Paris organise la treizième édition de « Recyclons nos sapins». L’idée est simple. Implanter des points de collecte dans toute la ville pour que les habitants puissent y déposer leur arbre de Noël. Une initiative écologique et utile aux Parisiens.

Parmi vos bonnes résolutions 2020, vous avez peut-être mis l’écologie en tête de liste. L’opération « Recyclons nos sapins » est l’occasion de faire un petit geste en faveur de la planète. Depuis 2007, la ville de Paris transforme des jardins et autre squares en dépôts afin que chacun puisse y amener son sapin. Cette année, 195 points de collecte ont pris place, soit 21 de plus que l’année dernière. Leur localisation et leurs horaires sont disponibles sur le site de la Mairie.

Cartographie des points de collecte de sapin autour de la ligne de métro 2.

Stop à l’abandon de sapins

72 000 sapins recyclés en 2017, 85 000 en 2018 contre 97 356 l’année dernière. Cette « opération écologique », comme l’appelle la Ville de Paris, connait un succès grandissant. De plus en plus de Parisiens jouent le jeu et déposent leur sapin dans ces points de collecte. Pour que leur arbre soit accepté par les services municipaux et recyclé, plusieurs conditions doivent être respectées : le sapin doit être sans sac, non décoré, sans peinture. Peu importe qu’il ait une racine ou pas.

Cette initiative a été lancée pour lutter contre le dépôt sauvage de sapins sur la voie publique. Aujourd’hui encore, il n’est pas rare de voir quelques sapins le long des trottoirs parisiens. Abandonnés par leurs propriétaires pendant la nuit, les arbres envahissent les rues de la capitale.

Sapins abandonnés rue de Rochechouart (IXe arrondissement).

 

Rappelons que l’amende infligée en cas d’encombrant clandestin peut aller de 68 à 180 euros. De quoi encourager certains à se rendre aux points de collecte.

Ecolo de A à Z

Au square d’Anvers, les arbres s’entassent depuis quelques semaines, preuve que les Parisiens ont été nombreux à participer à l’opération.

Des sapins sont entassés à l’entrée du square d’Anvers (IXe arrondissement), l’un des nombreux points de collecte de la capitale.

La mairie assure qu’une fois déposés, les sapins sont presque immédiatement recyclés : « Ils sont broyés directement sur le lieu de leur collecte. » L’objectif étant d’éviter les transports polluants pour diminuer au maximum les émissions de gaz à effet de serre lors du recyclage. C’est pour cette raison que Paul Ruiny, étudiant, participe pour la deuxième fois à l’opération : « C’est une excellente idée. J’habite en plein centre de Paris, donc il est impossible pour moi de me rendre dans une déchetterie. Aller à pied dans un point de collecte me permet d’avoir l’empreinte carbone la plus négative possible. Cette année, je veux agir réellement pour l’écologie et rejoindre le parti des Verts », témoigne le jeune homme.

Deuxième vie pour les sapins

En 2019, « les sapins collectés et recyclés ont permis la production de 2 000 m3 de broyat », affirme la Ville de Paris.

Ils ont ensuite été utilisés sous forme de paillage et répandus au pied des massifs. « Cela permet de réduire de façon écologique l’apparition des mauvaises herbes, de limiter l’évaporation de l’eau et de favoriser le développement des micro-organismes souterrains qui améliorent la vie du sol », précise Perrine Boiton, communicante autour des espaces verts de Paris. Emilie Muller habite dans le IXe arrondissement et est venue déposer son sapin au square d’Anvers avec son fils : « Je trouve chouette que mon sapin puisse être recyclé et qu’il ne soit pas juste un déchet qu’on jette à la poubelle », s’enthousiasme-t-elle.

Emilie Muller dépose son sapin dans l’espace réservé au recyclage du square d’Anvers (IXe arrondissement).

Mailinh T., elle, a déposé son sapin à Anvers et est revenue le soir pour récupérer des morceaux de bois. « J’ai demandé aux employés qui s’occupent du broyage si je pouvais récupérer le pied des sapins. Ils m’ont dit oui. C’est pratique et je m’en servirai pour faire du feu chez moi », sourit la jeune femme. Une opération plutôt réussie qui rend service à tous les Parisiens.

 

 

 

 

 

Articles connexes

A Ternes, la déprime post Gilets Jaunes des commerçants

Geoffroy Majnoni d'Intignano

Le combat de la famille de Georges Méliès pour rénover sa tombe

Lucie Mouillaud

Hommage à l’inspecteur du funiculaire de Montmartre

Chloé Barbaux