Image default
A la une Garder la ligne

On a couru pour vous : la Course pour l’Égalité

Dans le cadre des 50 ans de l’Université Paris-Dauphine, une course de 50 kilomètres était organisée vendredi 29 mars. Dix étudiants de l’IPJ, école de journalisme parisienne, ont formé une équipe et relevé le défi.

La course est lancée sous un grand soleil et une température printanière. C’est parti pour 5 000 mètres de course. Nous passons par les lacs inférieur et supérieur du bois de Boulogne, situé juste à côté de l’Université Paris Dauphine. L’occasion pour Maxime de découvrir ces parties du bois. « Je n’avais jamais couru dans le bois de Boulogne et j’ai vraiment apprécié la diversité du parcours» s’enthousiasme l’étudiant. Dès les premiers mètres, nous traversons la route pour entrer dans le Bois de Boulogne. Nous passons sur des sentiers étroits pendant deux kilomètres. Jusqu’ici, tout va bien.

Les semaines précédentes ont été sportives. L’occasion pour la plupart d’entre nous de se préparer en vue de la course. En effet, le tournoi de football inter-écoles de journalisme avait lieu le 9 mars. Comme chaque année, des centaines d’étudiants en journalisme se sont réunis pour s’affronter. L’équipe de l’IPJ s’est hissée en finale, et a perdu aux tirs aux buts. Les joueuses et joueurs ont ensuite eu le temps de récupérer de leurs efforts afin d’être sur pied, et sans courbatures le jour J. Maxime s’est même entraîné spécifiquement pour l’occasion. « J’habite à deux pas du jardin du Luxembourg, et même si j’y cours régulièrement, j’ai moins le temps cette année. Donc je me suis aménagé des créneaux réguliers pour m’entraîner sur cette distance de 5km. J’ai souvent couru plus de 5km, mais en sprints fractionnés » détaille-t-il.

Cinq kilomètres, pas si simple

Les hectomètres défilent et l’équipe « Institut Pantoufles Jogging (IPJ) » s’étire peu à peu avant que chacun ne continue à son rythme. Les 890 inscrits, parmi lesquels quelque 575 étudiants, ont encore la foulée légère.

Avant la course, nous avions opté pour la stratégie du collectif: partir tous ensemble, et finir, tout simplement. Ainsi, trente minutes devaient nous suffire pour boucler cette course et profiter d’un ravitaillement mérité. Cinq kilomètres pour chaque membre de l’équipe: cinquante kilomètres au total, l’objectif sera atteint. 50 kilomètres pour la cinquantième bougie de l’Université Paris Dauphine, organisateur de l’événement.

Paul, à l’aise à mi-parcours de cette Course pour l’Égalité. Crédits: Université Paris Dauphine

Une équipe soudée

« 5 km ça semblait facile. Et pourtant sous le soleil et la chaleur, ça tapait dur», explique Juliette. Après la mi-parcours, c’est une longue ligne droite qui s’offre à nous, et le soleil est à son zénith. C’est le moment où le mental entre en jeu. Tout est dans la tête! La fatigue pointe le bout de son nez et certains ont hâte d’atteindre l’arrivée. L’un d’entre eux demande la distance qu’il reste avant de rallier l’arche d’arrivée. Alexandre chute une première puis une deuxième fois et vient à regretter le choix des chaussures de ville. « J’ai trébuché sur une souche qui dépassait de 20 centimètres du sol et je me suis étalé de tout mon long », développe-t-il.

Pour cette course, nous étions une équipe et c’est Antoine qui a joué les assistants: « J’étais aux premières loges pour assister aux deux chutes d’Alexandre, se prenant les pieds dans des racines, puis dans des graviers… Et je l’ai retrouvé en détresse juste après le ravitaillement, l’occasion de lui laisser une bouteille d’eau dans un réflexe compatissant», raconte-t-il. Une bouteille bien utile pour Alexandre qui a manifestement connu quelques maux de ventre. « J’ai été contraint de m’arrêter pour ne pas me retrouver avec mon petit-déjeuner sur mon tee-shirt », confiera-t-il après la course.

Mais il faut aller au bout, d’autant plus que nous courons pour la bonne cause. L’argent récolté lors des inscriptions devait être affecté pour les bourses au logement, à la mobilité étudiante et au programme Égalité des Chances.

Objectif atteint

À deux kilomètres de la fin de la course, nous décidons, avec Paul et Irvin, d’accélérer un peu le rythme, progressivement. D’abord à douze, treize, puis quatorze à l’heure. Cela corse un peu l’exercice tout en y ajoutant du jeu. On se plaît à dépasser les concurrents essoufflés et on se demande à quel moment nous aussi, allons lâcher.

Finalement, nous atteignons l’arrivée sans aucun souci, les uns après les autres. L’idée d’ajouter une petite boucle de quelques kilomètres nous effleure l’esprit, mais la faim est plus forte. L’Université a tout prévu: des sandwichs, des hamburgers, des hot-dogs, et des crêpes. L’objectif « IPJ 2019 » est atteint. Rendez-vous en 2020, un peu plus loin?

Articles connexes

A Villiers, le kiosque Lulu dans ma rue, bien plus qu’une conciergerie de quartier

Elodie Vilfrite

« Elles ont les larmes aux yeux à la fin de la journée »

vboiteau

31 minutes sur la ligne 2 du métro parisien

Apolline Guillerot-Malick

3 commentaires

À l'US Paris XI, le football féminin attend un dernier coup de pouce 29 avril 2019 at 9:32

[…] À lire aussi : On a couru pour vous : la Course pour l’Égalité […]

Une trentaine de voitures vandalisées Porte-Dauphine - Sur la 2 30 avril 2019 at 11:58

[…] On a couru pour vous : la Course pour l’Égalité […]

Au Père Lachaise, une association redonne vie au cimetière - Sur la 2 30 avril 2019 at 7:51

[…] À lire aussi: Anne Hidalgo commémore les 80 ans de la retirada au Père Lachaise […]

Les commentaires sont fermés.