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On a testé pour vous : courir au parc Monceau

Ah, le parc Monceau… Ses pelouses, ses allées, ses arbres et ses coureurs ! Dans ce jardin du VIIIe arrondissement de Paris, des athlètes, inlassablement, alignent les tours et brûlent des calories. Mais est-ce si agréable de courir à Monceau ?

Ce test s’est déroulé dans des conditions dantesques. Cinq degrés au thermomètre et un froid mordant. Pour franchir les grilles du parc Monceau, il a fallu s’armer d’une bonne dose de courage et revêtir une tenue que l’on peut qualifier de semi-sportive : un bas de survêtement et des baskets, avec un pull et un anorak, obligatoires par un tel froid.

On se lance sur les coups de 14h. Première étape : suivre quelques coureurs afin de déterminer le « trajet type », le meilleur, le plus long, celui que tout le monde emprunte. Sans surprise, le « grand tour » emporte la majorité des suffrages (gageons que ce nom est largement utilisé par les sportifs du coin). Et, très important, on n’oublie pas de contourner l’aire de jeu ! Sinon, ce n’est plus « le grand tour » de 1107 mètres. Ça devient « le tour assez grand mais un peu moins que le vrai grand tour quand même », soit 990 mètres. Bien sûr, il est tout à fait possible d’emprunter un autre chemin.

A l’embranchement, tournez à droite (à lire avec la voix du GPS)   CR : N.C.

Le revêtement assez lisse (moitié bitume, moitié sable) comporte très peu d’imperfections. On a pu boucler trois ou quatre tours sans trop de problème. Un passage met toutefois vos cuisses à rude épreuve : une sorte de faux plat vous cueille, juste après l’aire de jeux. Dans l’ensemble, pas grand-chose ne vient perturber la foulée. Parfois, éviter les enfants en train de jouer exige des prouesses dignes de Jonah Lomu. Bon, après, on n’a pas choisi une période de pointe ; au printemps entre 16 heures et 18 heures, le trafic doit mettre Bison Futé en PLS…

Vous voyez cette pente légère, juste là ? Elle peut vous faire souffrir après quelques boucles. CR : N.C.

En optant pour le « grand tour » dans ce parc de 8,2 hectares, on oublie que l’on court dans la plus grande ville de France. Des chênes, un érable pourpre, un pin laricio, un micocoulier de Provence, des tilleuls argentés… La variété du paysage évite au coureur d’éprouver une quelconque lassitude. Le parc s’avère relativement calme, sauf dans le secteur qui longe le boulevard de Courcelles, où le tumulte ramène à la réalité du sport dans la capitale.

Un parcours à portée de tous

On croise des jeunes, des plus âgés, des solitaires et des groupes qui s’encouragent, « Allez, je te suis ! ». Les coureurs de différents niveaux s’y croisent : les athlètes entraînés cohabitent pacifiquement avec des sportifs plus occasionnels. De toute façon, les allées sont suffisamment larges pour que les dépassements s’effectuent sans problème. On ne se sent pas seul à transpirer toute l’eau qu’on a bue depuis deux jours. Le parc est ouvert tous les jours de 7 heures à 20 heures (jusqu’à 21h en septembre et 22 heures de mai à août).

Des colonnes corinthiennes bordent le bassin du parc Monceau. CR : N.C.

 

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