Image default
A la une Friture sur la ligne Hors ligne

Tamoul : préserver l’identité

Comment avoir l’impression d’être au cœur du Sri Lanka sans quitter Paris ? Tous les premiers dimanches du mois, une messe en tamoul est célébrée dans le quartier de Belleville. Immersion sonore avec les membres de cette communauté à l’histoire méconnue. (2/3)

De retour à la paroisse Saint-Joseph des Nations, à la rencontre des Tamouls. Même si elle reste plutôt méconnue des Parisiens, cette communauté est composée de 150 000 individus sur le sol français. La messe, célébrée une fois par mois, est un moyen pour les catholiques tamouls de se rassembler et de communier. Pour s’y rendre, ils font parfois plus d’une heure de trajet car ils vivent éparpillés autour de la capitale, et majoritairement dans sa banlieue nord. Depuis 50 ans, les Tamouls sont contraints de fuir le Sri Lanka, leur pays d’origine, en raison de la persécution dont ils sont victimes. Une persécution à la fois ethnique et religieuse qui a conduit à l’exil de 8,4 millions d’entre eux jusqu’en 2009, quand la guerre civile a pris fin. Si le conflit armé est aujourd’hui terminé, des discriminations demeurent dans la société sri-lankaise. Les réfugiés rencontrés à l’église témoignent de leur histoire. 

Deuxième volet d’une série de trois podcasts sur la communauté tamoule d’Île-de-France. Le premier épisode est à consulter ici.

La messe est célébrée à la paroisse Saint Joseph des Nations tous les premiers dimanches du mois à 12h30. Une cérémonie se tient également à la chapelle tamoule de l’église Notre-Dame Réconciliatrice les mardis et vendredis à 17 heures. Un culte qui a débuté en 1994 sous l’impulsion du diocèse de Paris et qui fêtera l’année prochaine ses 25 ans.

Aimée Goussot & Alexandre Ravasi

Articles connexes

Qui va garder les enfants des femmes politiques?

Paul Ricaud

31 minutes sur la ligne 2 du métro parisien

Apolline Guillerot-Malick

Action Barbès, quand le budget participatif devient un moyen de peser

cgueuti